Un petit garçon de huit ans a reçu un hoverboard pour le féliciter de ses bons résultats scolaires. Il n’a malheureusement pas pu en profiter, l’engin a pris feu très rapidement.
Les achats sur internet sont devenus tellement courants que l’on commande désormais les yeux fermés. A tort, comme a pu le découvrir la maman du petit Lenny, 8 ans.
Pour le féliciter de ses bonnes notes et pour qu’il passe de bonnes vacances, cette habitante de Saint-Avé (Morbihan) lui a commandé un hoverboard, une planche de skateboard électrique et rechargeable, d’une valeur de 200 euros, rapporte Ouest France.
La commande a été passée sur le site marchand Cdiscount, dans la boutique d’un vendeur pro sélectionné par la plateforme.
"Il y avait comme de petites explosions"
Quelques jours plus tard, Lenny et sa maman reçoivent comme convenu l’engin qui nécessite d’être entièrement rechargé avant la première utilisation. Mais après seulement cinq minutes branché sur la prise secteur, l’hoverboard prend feu. "L’appareil a commencé à prendre feu, il y avait comme de petites explosions. Mon linge et les rideaux commençaient aussi à brûler", raconte la maman à Ouest France
Mis en charge cinq minutes, son hoverboard prend feu https://t.co/aXMVO1Lu33 pic.twitter.com/CRofrMToU4
— Ouest-France (@OuestFrance) 29 août 2017
Alerté par la fumée, le voisin de l’étage au-dessus, et sapeur-pompier volontaire, est parvenu à mettre l’objet dehors avant l’intervention des pompiers. La mère de Lenny a contacté son assurance qui doit prendre en charge les dégâts survenus dans l’appartement.
Pas de marquage CE
En inspectant avec attention l’emballage de l’hoverboard, la maman a finalement découvert qu’aucune mention CE n’était présente sur le carton. Cette mention, obligatoire pour tous les produits vendus en Europe, assure les consommateurs que la marchandise achetée respecte les normes européennes, notamment en matière de sécurité.
Elle a ainsi contacté le revendeur, dont la boutique est actuellement fermée sur Cdiscount, pour être remboursée. Mais le fournisseur ne lui a pour l’instant proposé qu’un maigre dédommagement.
"Il veut simplement m’offrir des places pour Disneyland, d’une valeur de 400 € alors que les dégâts sont beaucoup plus importants", s’indigne la consommatrice.
Le bon réflexe: toujours vérifier avant d’acheter sur internet
Avec une moyenne de 28 transactions effectuées par an, il est difficile pour le consommateur de vérifier avant de cliquer sur "payer" pour chaque achat effectué. Pourtant, la maman de Lenny, comme n’importe quel autre acheteur, aurait pu éviter ces ennuis en s’assurant de la bonne réputation du vendeur avant de passer commande.
Bien que les sites marchands les plus connus (Amazon, Fnac,…) sont plutôt vigilants concernant les divers règlements, il faut se méfier des boutiques ouvertes par des vendeurs tiers dits "professionnels" qui semblent passer entre les mailles du filet.
Ainsi, grâce à une brève recherche, on constate que les évaluations du vendeur de l’hoverboard sont mauvaises et qu’il n’est pas digne de confiance. Un réflexe à prendre avant chaque achat chez un vendeur moins connu pour éviter les mauvaises surprises.
